Seule la fusion des communes peut sauver Molenbeek

J’ai de la tendresse pour Molenbeek, pour y avoir vécu 6 ans. Quelle tristesse de la voir ainsi malmenée par les médias du monde entier, quelle tristesse aussi de la voir devenir, si elle ne l’a pas toujours été, un simple objet politique utilisé par les uns ou par les autres pour expliquer le bourbier dans lequel nous nageons depuis une semaine.

Cette mauvaise presse est si pesante que les nombreux projets qui devaient en améliorer l’image ne suffisent plus, ils sont pourtant nombreux : aménagement de Tour & Taxis avec l’arrivée du Parlement Flamand, du Ministère de l’Environnement bruxellois, d’une nouvelle brasserie mais aussi l’arrivée, dans les anciennes brasseries Belle-Vue justement, d’un tout nouveau musée d’Art Contemporain. Et puis le quartier allait globalement mieux depuis quelques années, quel gâchis.

Il n’y a pas 36 solutions, faire tabula rasa

Je n’ai jamais été un grand fan des débats sur les fusions des communes bruxelloises, tout ça est bien trop pollué par le communautaire pour que ça soit réellement intéressant, mais la donne a changé. Même le communautaire, pourtant au centre de la politique belge depuis si longtemps semble s’effacer face aux « nouveaux » défis auxquels nous devons faire face, auxquels Molenbeek doit faire face.

A côté des questions sécuritaires et identitaires, centrales, la question de l’image et de la réputation doit être une priorité. La situation ne s’arrangera pas tant que les Bruxellois n’oseront pas fréquenter ce quartier qui est le leur, tant que le terrorisme et le communautarisme arabo-musulman en resteront les référants uniques.

Il faut bien l’admettre, la tâche paraît absolument impossible et ce n’est pas qu’une question de paraître. Molenbeek, quoiqu’on fasse, est et restera pour encore longtemps synonyme de violence, de groupes de jeunes, de salafistes et de ninjas. La réalité est bien plus complexe, bien plus positive mais ça ne changera rien.

Faire tabula rasa, c’est fusionner les communes, enfin.

Il n’y a pas 36 solutions, il faut faire tabula rasa, supprimer Molenbeek et ses frontières de toute façon totalement dépassées, s’attaquer de front et ensemble à ce mur virtuel et bien réel qui sépare le nord et le sud de la ville, proposer des politiques courageuses et communes à tous: autrement dit, fusionner les communes.

La fusion des communes est la seule façon de sauver Molenbeek, voilà qui ne fera pas plaisir aux Ucclois mais ils doivent comprendre que ce qui ne marche pas dans le Nord finira toujours par atteindre le sud, c’est la réputation de la Région tout entière qui souffre.

 

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