Hannah Arendt: la banalité du mal

Parlons cinéma. Je viens de voir un film qui vaut franchement le déplacement: Hannah Arendt. Film biographique qui retrace une période particulière de l’auteur, sa couverture du procès Eichamn pour le journal américain The New-Yorker. Attention, spoiler (si je puis dire).

Dès son arrivée à Jérusalem pour ce procès critiquable, pour elle les choses sont claires,  Eichman n’est pas le monstre qu’on aimerait qu’il soit. Que du contraire: Eichman est d’une banalité à pleurer (littéralement), résultat d’une gouvernance bureaucratique abrutissante qui empêche de penser et de se penser. C’est ce qu’elle appelle The banality of evil. C’est le noyau de son analyse et le cœur du film.

Ses articles vont lui amener un nombre d’ennemis incalculable jusque chez proches et les menaces de morts s’empilent sur son bureau. D’autant que, n’ayant peur de rien, elle pointe aussi du doigt le rôle de certains Juifs dans la déportation. Arendt n’en démord pas et enfonce le clou face à ses détracteurs qui l’accuseront tantôt de défendre Eichman, tantôt d’accuser les Juifs de leur propre destruction.

Pour ne pas oublier que rien n’est simple et certainement pas le bien ou le mal: Hannah Arendt à voir dans tous les bons cinémas.

Publicités
Hannah Arendt: la banalité du mal

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s