Pathétique périphérie (mais y a de l’espoir)

Autant je regrette de ne pas être domicilié à Bruxelles pour avoir enfin un véritable choix de listes et de candidats autant je suis vraiment ravis de ne pas vivre en périphérie bruxelloise lors d’élections. Triste périphérie où parfois les idéologies, les débats d’idées semblent avoir disparu, semblent ne jamais avoir existé. Pas question ici de savoir si on est de gauche ou de droite, progressiste ou conservateur, écologiste ou climato-sceptique, pro-vélo ou pro-auto, ces sujets n’existent pas. Dans la plupart de ces communes, l’électeur à deux choix : la liste flamande ou la liste francophone.

Quels sont en fait les débats que nous « offrent » ces listes ultra-communautaires ? La langue de la convocation électorale par exemple. Vous savez, ce petit papier blanc que personne ne lit vraiment, qui trônera dans le plat à l’entrée ou sur le micro-onde pendant un mois. Sera-t-il en français ou en néerlandais, voir les deux. Les choses sont inertes en périphérie et les querelles communautaires sont reines. A Wezembeek-Oppem, le bourgmestre est le même depuis 1994 (18 ans !) et devrait laisser sa place à son « successeur » déjà assuré du titre, aucun challenge face à la seule liste « flamande ». Même scénario à Rhode où la bourgmestre est là depuis … 1989 et devrait laisser sa place à … … son frère. A Linkebeek, Damien Thiéry n’est bourgmestre que depuis 2006, une exception (notez qu’il s’était présenté sous une liste multilingue « Ensemble-LKB-Samen »).

Sans espoir ? si, il y a de l’espoir. A Kraainem, les électeurs auront la chance cette fois-ci de pouvoir sortir de ce dualisme politique dépassé. En plus de la liste « francophone » et de la liste « néerlandophone » se présente cette année la liste « Kraainem Unie » composée de candidats des deux « sexes » linguistiques, elle prône l’abandon des clivages communautaire et se positionne sur les thèmes de la bonne gestion financière, du cumul des mandats (sport local), et de la transparence en plus d’un programme général plus classique (environnement, mobilité, etc…). Le cheval de bataille reste le communautaire, mais pas de la même façon que les autres, ici on vise la paix communautaire, le passage à autre chose.

La liste ‘9″ de Kraainem Unie. Le logo est un tournesol.

Ouf. L’espoir est permis même on ne sait pas si les habitants vont accrocher (oser ?) à cette nouvelle initiative. J’invite vivement mes lecteurs habitants cette commune (d’après mon google analytics vous êtes quelques uns) à envisager ce vote. Visitez le site et regardez le programme avant de dire non …

sources: http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/763291/laenjeu-francophone-de-la-paripharie.html et wikipedia
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