Une épopée bruxelloise

La grève a du bon, elle nous oblige à changer nos habitudes. Hier j’ai du traverser la ville, du nord au sud, à pieds et en villo (les vélos louables) et c’était franchement pas désagréable, petit récit qui s’éloigne un peu de mes textes habituels.

Ribaucourt – Rogier

Le Boulevard du Jubilée et Léopold II est un enfer pour les automobilistes, les feux y sont très nombreux et les conducteurs pas franchement serviables mais en vélo c’est vraiment sympa. Ca klaxonne vite, mais une fois quelques petits obstacles dépassés, les pistes aménagées de la commune sont juste parfaites. Un point négatif par contre est le passage du canal où la piste cyclable s’arrête net devant le pont, il y a beaucoup de circulation et les rails du tram sont énormes, je préfère le traverser à pieds.

Rogier – Madou

J’ai décidé de suivre la petite ceinture par soucis de temps, mauvaise idée, la partie qui quitte Rogier pour monter à Botanique est absolument impraticable, la piste cyclable sur la route ressemble juste à une bonne blague, en fait je dois aussi avouer que je ne suis pas encore assez expérimenté pour faire ça. J’ai décidé d’abandonner le villo en bas de la côte et de marcher un peu.

Devant la Brabançonne, c'est la guerre des drapeaux avec la Fédération Wallobrux et le Parlement Flamand
La place des Barricades en rénovation

Madou – Louise

Arrivé au dessus de la côte, le vélo redevient possible mais dans mon élan je continue la marche, je passe devant la belle place des barricades, devant celle de Surlet de Choquier et de sa brabançonne, devant la rue de la loi où je croise Paul Magnette accroché à son téléphone, devant l’Académie Royale complètement refaite et j’arrive du côté de la rue du Trône où je remonte en selle et je dévale l’avenue jusque l’avenue Louise en passant par la porte de Namur et ses cohortes de voitures de police ainsi que devant le nouveau Abercrombie et ses cohortes de jeunes filles en fleurs accompagnés de leurs copains visiblement épuisés.

L'académie royale rue de la loi

Louise – Ixelles

A partir de Louise je connais un peu moins la ville, je vais rarement jusque là en vélo, je remarque des panneaux pour les cyclistes qui mènent à la Bascule,je pense que c’est dans le bon chemin, le problème c’est qu’après quelques rues ces panneaux deviennent très rares et je me suis un peu perdu, je me suis rendu compte de mon erreur quand j’ai vu au bout de la rue le majestueux hôtel de ville de Saint Gilles, trop à l’ouest il faut remonter des rues très pentues je suis épuisé arrivé à Ixelles.

Paradoxalement, ce ne sont pas tellement les automobilistes qui posent problème mais plutôt les piétons. J’ai fort l’impression que pour beaucoup un cycliste n’est rien d’autre qu’un passant un peu corpulent, ils traversent la rue sans prévenir, ouvre et ferme la porte de leurs voitures sans prendre garde, etc …

bref. j’ai traversé la ville en villo et ce fut bien agréable.

en carte

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