Bruxelles, ville tolérante et ouverte

Lettre ouverte, tiré de lalibre.be (texte complet ici)

Les lettres en gras et les coupes sont de moi.

Signée par plusieurs membres de la société civile vivant à Bruxelles, essentiellement flamands et européens, voici une lettre ouverte rédigée à l’attention de M. Peeters, ministre-Président de la Région flamande, et à la presse flamande. Elle concerne Bruxelles-Capitale, une Région qu’ils veulent à part entière, ouverte d’esprit, tolérante et accueillante à l’égard de tous les Européens.

(…)

[Nous] constatons aujourd’hui que [l’] image positive de Bruxelles ainsi que l’équilibre délicat entre [les] différentes communautés sont mis à mal.

La liaison dangereuse unilatérale de l’axe « Wallonie-Bruxelles », l’émission de propagande trompeuse « Bye Bye Belgium » et la récente menace, à peine voilée, d’une scission unilatérale d’une Belgique francophone ne sont pas de nature à calmer les esprits. Au contraire, cela donne des arguments aux radicaux des deux communautés dans leur propagande médiatique.

Au nord du pays, une certaine presse, certains organismes privés et même certaines institutions publiques diffusent de manière permanente et insistante des messages insidieux à l’encontre de Bruxelles et de sa population. La communauté néerlandophone de Bruxelles n’est pas épargnée, son attachement pour sa ville étant considéré par certains comme contre-nature.

Ces messages visent à remettre en doute l’existence de Bruxelles en tant que Région autonome.

La victoire de la N-VA (Nieuw-Vlaamse Alliantie) de Bart De Wever n’a certainement pas contribué à une diminution du nombre de ces attaques écrites ou verbales.

Nous sommes révoltés par ces communications approximatives ou infondées qui, par leur répétition, renforcent le repli communautaire de ceux qui les lisent ou les entendent.

Pire, aux yeux de certains extrémistes, ce type de propagande légitime la violence physique. Un tel radicalisme, substituant le droit du sol au droit tout court, a déjà mené par le passé en certains lieux en Belgique à de graves dérives, à des actes de violence intolérables qui se reproduisent aujourd’hui aux portes de Bruxelles .

Ces agressions verbales ou physiques à notre égard, néerlandophones, francophones et européens de Bruxelles-Capitale vivant en parfaite entente, sont perçues par les étrangers, l’Union européenne, les milieux diplomatiques et autres, vivant à Bruxelles, comme une menace à terme contre leur propre présence et leur liberté de choix de vie chez nous.

(…)

La Flandre, ses représentants et ses citoyens d’expression néerlandophone qui vivent à Bruxelles, ont tout à gagner politiquement et économiquement d’une Région Bruxelles-Capitale forte, reconnue de tous et ouverte au sein de l’Union européenne.

(…)

Négocier de nouveaux accords institutionnels pour une Belgique qui fonctionne mieux : oui.

Les manipulations de l’information, les mensonges, les insultes, la violence : non.

Il est utile de rappeler l’étude récente, publiée dans la presse en juin 2010, confirmant la contribution financière extrêmement positive de la Région de Bruxelles-Capitale aux deux autres Régions, et cela, en opposition aux chiffres fantaisistes mais électoralement rentables communiqués par certains milieux ou médias flamands à leur communauté.

C’est pourquoi nous vous demandons :

– de condamner ouvertement les intimidations et les agressions physiques et verbales, par des extrémistes flamingants, de ceux qui, en Belgique, s’expriment dans la langue de leur choix, qu’ils soient néerlandophones, francophones ou européens;

– de faire cesser la diffusion, par les services de la Région flamande, d’approximations en lieu et place d’une information conforme à la réalité du pays et de la Région Bruxelles-Capitale;

– de faire cesser toute intervention verbale ou écrite par des responsables politiques ou des représentants de la presse néerlandophone réclamant ouvertement la disparition de la Région Bruxelles-Capitale en les condamnant et en prenant ouvertement position pour le respect des accords fédéraux négociés dans le passé et à conclure;

– qu’il soit mis un terme à l’agitation communautaire permanente et à la division des citoyens belges en fonction de leur culture et de la langue qu’ils parlent.

Nous prenons à témoin l’Europe, ses institutions et ses pays membres en ce qui concerne la propagande extrémiste menée par certains milieux ou médias flamands qui visent à radicaliser une partie de la population de la Flandre.

Nous demandons à tous les médias européens et internationaux de ne plus rien laisser passer, de durcir le ton et de renseigner systématiquement les comportements limitant la liberté d’expression des habitants de la Région Bruxelles-Capitale.

Nous ne manquerons pas de mandater tous les hommes et femmes politiques réellement soucieux de la paix communautaire de défendre avec la plus grande fermeté les intérêts de Bruxelles et de sa population, tant flamande qu’internationale ou francophone.

Notre diversité est une richesse inestimable et digne de tous les efforts de préservation.

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