en mai 68 les slogans servaient à stimuler le débat. Hier le « burqua blabla » avait comme objectif de l’empêcher. (F.Grosfilley)

Je tiens à réagir à ce qui s’est passé hier à l’ULB, non seulement parce que j’y étudie mais aussi car j’ai eu le leader du groupe comme prof’ et que j’en ai gardé un excellent souvenir, mais ne pensez pas pour autant que je vais le défendre sur ce blog.

Je m’en souviens bien de “Chichah”, excellente maîtrise de la science économique et humour ultra provocateur. Il avait déjà fait parler de lui pendant les remous Dieudonnéesque, je vous en avais un peu parlé sur ce même blog. Mais bref, parlons de cette fameuse soirée.

Je n’y étais malheureusement pas mais j’ai vu comme vous j’en suis certain cette vidéo diffusée largement sur internet depuis hier minuit. Caroline Fourest est en visite à l’ULB pour parler de l’extrême-droite (est-elle fréquentable?) mais un groupe de militants empêche le débat. Dans la vidéo on entend le slogan “Burqua Bla bla” utilisé entre autre dans un article du monde qui dénonce le fait que le débat autour de cet attribut religieux en cache d’autres, tout ça sur fond de musulmanophobie.  Ainsi, on veut dénoncer les propos de Caroline Fourest (qui s’attaque autant au FN qu’aux islamistes) en perturbant son débat.

Pour quel résultat ? On ne sait rien des revendications des manifestants; appelé à s’expliquer, le meneur n’a fait que répéter son slogan au micro. Le débat sur l’extrême-droite pourtant nécessaire a été précisément mis de côté par celui sur la Burqah. C’était tout simplement pathétique, aucune légitimité à mes yeux. L’ULB brille encore par son incapacité à gérer les débats politico-communautaristes. Quant à l’opinion publique ? Une fois de plus ce sont les musulmans eux-mêmes qui vont s’en prendre plein la figure, qu’importe leur degré de religiosité, et les idées que les membres de cette opération prétendent défendre seront encore moins prises au sérieux.

Mise à jour du10 février : il apparaît sur une autre vidéo que Chichah n’a pas fait que crier son slogan mais s’est aussi expliqué, cet argument n’est donc plus valable.